Philo-Fictions : la revue des non-philosophies

Traduction, une dernière fidélité

Pour son troisième numéro, la revue Philo-fictions est à la recherche de contributions théorisant les multiples configurations entre traduction, philosophie et non-philosophie. Ces contributions pourront porter notamment sur :

1) Les diverses modes d'appropriation de la traduction par la philosophie (en particulier dans ses usages déconstructionnistes et post-analytiques)

2) La non-philosophie comme traduction générique de la philosophie

3) Les problèmes de traduction posés par le « texte » non-philosophique et les conditions générales de la traductibilité de la non-philosophie

4) La réception de la non-philosophie hors de France et les formes que prennent à la fois la résistance à la non-philosophie et son accueil

5) Les formes de modélisation non-philosophique du traduire et les pratiques inédites que ces formes génèrent dans les domaines aussi divers que l'épistemologie, la logique, l'esthétique et l'éthique

6) Des exemples (éventuellement accompagnés de commentaires) de traductions de textes non-philosophiques ou bien de traductions(-fictions) d'autres textes effectuées selon les principes de la non-philosophie

7) L'analyse critique de traductions déjà existantes de la non-philosophie

8) L'élaboration d'outils facilitant la traduction de la non-philosophie comme des dictionnaires ou des lexiques bi-multilingues

9) Les conditions de l'organisation de la traduction de la non-philosophie : par exemple, faut-il standardiser la terminologie non-philosophique ?

Veuillez envoyer vos contributions en français et en anglais (.doc) à philofictions@onphi.org au plus tard le 30 octobre 2010.

Séminaire F. Laruelle 2009/2010

Lieu : Collège International de Philosophie
Date : 16/10/2009
Heure :

Dates : 16 octobre, 6 et 20 novembre, 4 décembre 2009, 8 et 22 janvier 2010.

Le générique ou le non-standard

Nous exposons une matrice de pensée dite « générique », déjà mise en oeuvre partiellement sous le nom de « non-philosophie » et destinée à achever celle-ci. Elle est formée de trois branches ou trois apports, 1.la philosophie traditionnelle définie comme pensée de type transcendantal (en un sens large, ultra-kantien), 2. une pensée dite « quantique », comme noyau rationnel extrait de la mécanique quantique et investi à titre de procédure scientifique dans la philosophie, 3. enfin la matrice générique proprement dite qui noue ces trois brins de manière dite « complexe » et se dit ainsi, la fusion de la science (quantique) et de la philosophie (le transcendantal) sous la science (les principes de la quantique). L'objectif est d'établir une science de la philosophie mais où celle-ci soit aussi partie prenante dans la pensée quantique elle-même. Quant au générique, c'est un moyen et un style, ceux de l'invention dans la science comme pensée, c'est-à-dire d'une science comme sujet générique, soit humain en-dernière-instance. On ré-exposera systématiquement cet ensemble et ses articulations. Il peut s'appeler à volonté « non-philosophie » (il élucide l'immanence radicale ou réelle, non-ontologique, qui est à son principe), « science générique de la philosophie » (il montre que la philosophie animée par une opération transcendantale est accessible à une science et une critique de type quantique), ou encore « philosophie non-standard » (pour la distinguer de la philosophie comme modèle standard de la pensée).