Du Principe de Sécurité (PS) à la Défense générique Par François Laruelle le 20 février 2008 à 05h08
Séminaire au Collège international de philosophie
Salle N34, Lycée Henri IV, 23 rue Clovis, 75005 Paris
Séances de 19h à 21h, les vendredis 22 février, 28 mars, 11 avril, 16 et 23 mai 2008
Le Principe de sécurité est visible dès la philosophie classique, sécurité des connaissances et tradition de la fondation (Descartes), sécurité des sujets contre la guerre et la peur de la mort (Hobbes), défense de l’individualisme possessif (Locke), et semble lié à la théorie moderne de l’homme comme Individu. Il y a un être de la sécurité, son origine de Principe remonte à la perte de la vérité de l’Être, tel un colmatage ou rattrapage de ce sens par la certitude et le secret. La post-modernité, sous la pression conjuguée des technologies de l’informatique, de la mondialisation des échanges et de la lutte contre le terrorisme, le disperse en technologies de «sécurisation» (des biens, lieux, personnes, paroles, messages, informations). Le résultat de cette «immanentisation», entre préservation du secret et mise au secret, stratégie militaire et géostratégie, est une société de contrôle et de surveillance, de «correction» et de répression dite «sécuritaire» dont le corrélat est la dangerosité de l’Individu.
La «non-philosophie» décompose l’Individu classique et son idéologie en une dualité unilatérale de l’Homme comme concept générique sans sujet, et comme sujet. L’Homme est indépendant du sujet mais non réciproquement (contre Hegel puis Feuerbach). La dualyse du Principe de sécurité est la transformation des technologies de la sécurisation en moyens de défense de l’Homme, ce sera l’occasion d’exposer ses nouvelles catégories (Futuralité, Clandestinité, Messianité).
L'économie comme nouvelle religion Par Etienne le 12 juin 2007 à 08h12
CONFERENCE-INTERVENTION DE JACQUES FRADIN (organisée par l'association Chiche! de Chambéry)
MARDI 19 JUIN 2007 A 19HEURE
ESPACE PIERRE COT (3ème étage) A CHAMBERY
SUR LE THEME DE L'ECONOMIE COMME NOUVELLE RELIGION
Jacques FRADIN: Mathématicien, chercheur et enseignant en économie. Membre correspondant de l'Organisation Non-Philosophique Internationale (ONPhI).
Mystique non-philosophique à l’usage des contemporains Par Etienne le 21 mai 2007 à 06h29
François Laruelle,
Mystique non-philosophique à l’usage des contemporains, Mai 2007, 286 pages.
Les contemporains, avec leur indifférence à la religion et leur désir de refuge sectaire, sont-ils encore capables d’une jouissance mystique rénovée et sans croyances ? C’est le pari de cette théorie des messies, de ces sujets-Étrangers venus de Nulle Part et de Nul Temps dont le seul effet est de transformer le monde.
Notre fidélité ne va plus à Dieu mais aux Humains et aux sujets qu’ils clonent. Après tant de destructions, ils demeurent les vrais messies pour ce temps et ce monde qui les reçoivent malgré eux comme éternels et célestes. Sur la base de cette découverte « philosophique » d’une messianité immanente dépourvue de toute historialité, nous reformulons un Verbe qui emprunte librement ses matériaux et ses symptômes à la mystique chrétienne, à la philosophie néoplatonicienne et à la gnose. Comment lire les mots mais pas les concepts de Maître Eckhart ou de l’Hésychasme russe, des pensées grecque, judaïque, gnostique au seul profit de ce que peut l’Homme ? Nous réhabilitons par exemple contre les dogmes religieux l’hérésie, et l’Enfer contre les lâchetés théologiques modernes. L’effet d’ensemble peut être dit une christo-fiction plutôt qu’un christo-centrisme.
Cet essai est le second volume du Triptyque amorcé par
Le Christ futur. Une leçon d’hérésie.
Fabriques de l’insécurité Par Etienne le 21 mai 2007 à 02h55
François Laruelle (éd.),
Fabriques de l’insécurité, Mai 2007, 122 pages.
L’insécurité intéresse la politique, nul n’en disconviendra. C’est aussi un sujet pour la philosophie et la non-philosophie. Pour chacune de ces disciplines, c’est un problème à régler. Les auteurs de ce recueil ne partagent pas tous la même opinion, témoin le dernier texte qui est d’une autre sensibilité que celle de l’ensemble, mais auquel nous avons voulu donner la possibilité de s’exprimer. Ce ne sont pas tous des non-philosophes, ni même tous des philosophes. Mais, réunis par l’actualité, ils ont exprimé leurs convictions, témoigné de la façon dont ils éprouvent et pensent la conjoncture. L’insécurité a-t-elle des responsables et des théoriciens ? Est-elle un prétexte ? S’agit-il juste d’une question pratique ou d’un sentiment ? Au travers de ce recueil, le lecteur découvrira une représentation de notre époque qui n’a pas la prétention de l’objectivité, mais qui le portera à s’interroger sur le dessein de notre société, sur les inquiétudes et les espoirs qu’elle fait naître. En dernier lieu, l’invention de la sécurité et de l’insécurité ne dépendrait-elle pas d’une même fabrique, celle qui produit les concepts, la philosophie ?
Les auteurs : Mariane Borie, Jean-Baptiste Dussert, Christelle Fourlon, François Laruelle, Anastasia Menzel, Sathya Rao, Sandrine Roux.