SUSPENSION DU CAPITAL-MONDE PAR LA PRODUCTION DE LA JOUISSANCE

SUSPENSION DU CAPITAL-MONDE
PAR LA PRODUCTION DE LA JOUISSANCE
Marx entre Aristote et la phénoménologie

THÈSE
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DOCTEUR EN PHILOSOPHIE

Présentée et soutenue publiquement
par
Alessandro TREVINI BELLINI

le 19 Novembre 2011 à 14h00

à l'Université Paris Ouest La Défense - Bâtiment A - Salle 302


Suspension du Capital-Monde par la production de la jouissance
Marx entre Aristote et la phénoménologie

La « suspension du Capital-Monde par la production de la jouissance » annonce quelque chose qui tient à l'ordre du politique, et qui concerne pleinement la pensée de Marx. Comme notre sous-titre l'indique, il s'agit de saisir le sens du capital comme « Capital-Monde » grâce à la phénoménologie, et de penser la production comme « production de la jouissance » grâce à la pensée de la praxis offerte par Aristote. Nous acceptons donc le défi d'une lecture de l'oeuvre de Marx qui soit capable de le libérer à la fois du marxisme et de l'horizon de la philosophie moderne, afin d'en déceler l'ontologie à l'oeuvre dès les écrits de jeunesse. Ainsi, nous chercherons à thématiser le problème de la domination du capital, car Marx n'a pas fini de nous apprendre à analyser l'essence du capitalisme et de nous montrer dans quelle direction nous tourner pour tenter de produire autrement, c'est-à-dire pour agirlibrement et jouir de nos oeuvres. À partir du débat sur le jeune Marx, nous nous livrerons à une sorte de généalogie de la constitution de son ontologie. Ce parcours, semé d'impasses, occupera presque tout le reste de notre travail. Dans cette perspective, notre problème consistera d'abord à saisir le « dispositif logique » des Manuscrits de 44, pour montrer qu'en tant que eidétique matérielle, il permet de comprendre la formalité qui fondera ensuite Das Kapital. Notre tâche consistera en même temps à saisir la notion marxienne d'activation, pour montrer qu'en tant que praxis constitutive elle rend possible la suspension de la totalité des conditions philosophiques de fonctionnement du Capital-Monde.


Suspension of the World-Capital by enjoyment production
Marx between Aristotle and phenomenology

The ?suspension of the World?Capital by enjoyment production? announces something which belongs to the political order, and which fully concerns Marx?s thinking. As the subtitle indicates it aims to grasp the meaning of capital as ?World Capital? thanks to the phenomenology, and to think about production as an ?enjoyment production?, thanks to thepraxis given by Aristotle. We therefore accept the challenge of a reading of Marx?s work, liberated both from Marxism and the modern philosophy horizon, in order to reveal the ontology at work since his early writings. In this respect, we will try to topicalise the issue of the domination of capital. Indeed, Marx did not finish to teach us how to analyse the essence of capitalism and to show us in which direction to take in order to produce differently i.e. to act freely and enjoy our works. Starting from the debate on the young Marx, we will indulge in a sort of genealogy of the constitution of his ontology. This road, full of deadlocks and blind-alleys, represents the main part of our work. In this context, our problem consists mainly in grasping the ?logic device? of the 44 manuscripts in order to show that as an eidetic material it permits to understand the formality which will then found Das Kapital. Our duty will consist at the same time to seize the Marxian notion of activationin order to show that as a constitutive praxis, this notion makes possible the suspension of the totality of the functioning philosophical conditions of the World-Capital.

Philo-Fictions : la revue des non-philosophies

Traduction, une dernière fidélité

Pour son troisième numéro, la revue Philo-fictions est à la recherche de contributions théorisant les multiples configurations entre traduction, philosophie et non-philosophie. Ces contributions pourront porter notamment sur :

1) Les diverses modes d'appropriation de la traduction par la philosophie (en particulier dans ses usages déconstructionnistes et post-analytiques)

2) La non-philosophie comme traduction générique de la philosophie

3) Les problèmes de traduction posés par le « texte » non-philosophique et les conditions générales de la traductibilité de la non-philosophie

4) La réception de la non-philosophie hors de France et les formes que prennent à la fois la résistance à la non-philosophie et son accueil

5) Les formes de modélisation non-philosophique du traduire et les pratiques inédites que ces formes génèrent dans les domaines aussi divers que l'épistemologie, la logique, l'esthétique et l'éthique

6) Des exemples (éventuellement accompagnés de commentaires) de traductions de textes non-philosophiques ou bien de traductions(-fictions) d'autres textes effectuées selon les principes de la non-philosophie

7) L'analyse critique de traductions déjà existantes de la non-philosophie

8) L'élaboration d'outils facilitant la traduction de la non-philosophie comme des dictionnaires ou des lexiques bi-multilingues

9) Les conditions de l'organisation de la traduction de la non-philosophie : par exemple, faut-il standardiser la terminologie non-philosophique ?

Veuillez envoyer vos contributions en français et en anglais (.doc) à philofictions@onphi.org au plus tard le 30 octobre 2010.